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Paroisse Saint Dominique
20, rue de la Tombe-Issoire
Adresse Postale
11, villa Saint Jacques
75014 PARIS
Tél : 01 45 65 20 25
Fax : 01 45 65 58 48
st.dominique.paroisse@orange.fr
MESSES A SAINT-DOMINIQUE
Lundi, une seule messe à 18h30
Mardi à vendredi :
8h, 12h15, 18h30
Samedi : 9h, 18h30
Dimanche
Eglise Saint-Dominique

9h, 10h30, 18h30
Pour les enfants, à 10h30, garderie et partage de la Parole adaptée.
Chapelle Saint-Yves
(11, rue Saint-Yves) :
9h30 (en français)
11h00 (en polonais)

- Des horaires particuliers sont prévus pour les fêtes et les temps de vacances.
Consultez les Annonces de la semaine dans la colonne de droite.
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La vie de saint Dominique

Dominique est né au début des années 1170 (plutôt vers 1173/1174) à Caleruega, petite cité à 40 km de Burgos en Castille, non loin de la grande abbaye bénédictine de San Domingo de Silos. Il est le deuxième ou le troisième fils de Félix de Guzman et de la bienheureuse Jeanne d’Aza, une famille de la riche bourgeoisie locale, très ouverte aux besoins des autres.

Dominique a d’abord été scolarisé par son oncle archiprêtre. Ensuite, vers l’âge de 13 ans, ses parents l’envoyèrent à l’école cathédrale de Palencia (entre Burgos et Valladolid), à l’époque le centre le plus important d’Espagne, pour y étudier pendant 7 ans les arts libéraux et ensuite pendant 4 ans la théologie. À la fin de ses études (vers 1196-1198), lors d’une grande famine, Dominique vend tous ses livres, en ce temps-là un bien très précieux, pour venir en aide aux pauvres de la ville.

En 1197/1198 Dominique est admis au chapitre des chanoines réguliers d’Osma, qui vient d’être réformé par l’évêque Martin de Bazan (1186-1201) et qui adopte la règle de Saint Augustin. Dans un document de 1199, il figure comme « sacristia maior », ce qui veut dire qu’à ce moment-là il a déjà reçu l’ordination sacerdotale. En 1201, les chanoines le nomment sous-prieur. Pendant tout ce temps, la vie de Dominique est caractérisée par la prière, le culte, l’ascèse et l’étude. Il demande à Dieu « que celui-ci lui donne la vraie charité, indispensable pour le salut des hommes ».

Entre octobre 1203 et février 1204, Dominique accompagne son évêque Diègue d’Acébès, successeur de Martin de Bazan, « aux Markes » (le Danemark ou le nord de l’Allemagne ?) dans une mission diplomatique au service du roi Alphonse VIII. Dans les environs de Toulouse, ils découvrent que beaucoup de gens adhèrent à la doctrine des Cathares. Cette hérésie des Albigeois ravage le Sud de la France depuis le 12ième siècle. Lors de son passage à Toulouse, Dominique discute toute une nuit avec l’aubergiste qui l’accueille et qui finit par se convertir à la foi catholique.

Au retour d’une deuxième mission diplomatique dans le pays nordique (fin 1205), l’évêque Diègue passe par Rome pour demander au pape Innocent III de pouvoir partir en mission en Allemagne. Le pape lui refuse cette demande. En rentrant en Espagne (janvier 1206), Diègue et Dominique rencontrent à Montpellier les trois légats du pape, tous moines cisterciens (Pierre de Castelnau, Raoul de Fontfroide et Arnaud Amalric, l’abbé de Cîteaux), chargés de convertir les hérétiques. Renvoyant toute son escorte en Espagne, Diègue leur conseille d’aller à pied, sans or ni argent, en « hommes évangéliques » pour combattre l’anticléricalisme populaire en donnant l’exemple. Dans les villes (Servian, Béziers, Montréal, Pamiers), Diègue, Dominique et leurs compagnons (quelques chanoines d’Osma et les moines cisterciens) organisent des disputes publiques avec les Cathares.

Fin 1206/début 1207, Foulques, l’évêque de Toulouse, donne l’église de Prouille à Diègue, à la demande de Dominique, pour que des femmes « converties par les prédicateurs contre l’hérésie » puissent y vivre religieusement, priant pour les missionnaires du Languedoc, et pour que cette communauté soit une base pour les missionnaires. Ce sera le début des moniales dominicaines.

Le 30 décembre 1207, de retour à Osma, l’évêque Diègue meurt de manière inattendue. Le 14 janvier 1208 le délégué papal Pierre de Castelnau fut assassiné. Puisque les seigneurs du midi n’entreprennent rien contre les Cathares, le 10 mars 1208, le pape Innocent III appelle à la croisade contre les Albigeois et les Cathares. Avec le soutien du roi de France Philippe Auguste, les seigneurs du Nord lèvent une armée qui descend vers le Languedoc. En même temps, les 12 abbés cisterciens, engagés dans la mission, retournent dans leurs abbayes. Dominique se retrouve donc seul. Puisque, après la mort de Diègue et en tant que chanoine d’Osma, Dominique n’a plus aucune autorisation de rester dans le pays du Languedoc pour la prédication, il retourne dans son diocèse jusqu’à ce qu’un nouvel évêque soit installé. Celui-ci lui donne l’autorisation de continuer sa mission. En juin 1211, Dominique est de retour au pays du Languedoc. Le nouvel évêque Menendo envoie même d’autres chanoines d’Osma pour aider Dominique dans sa mission.

La croisade contre les Albigeois a conduit à une véritable guerre civile. Cependant, bien qu’il ait de bonnes relations avec Simon de Montfort, le chef de la croisade, Dominique n’a jamais participé aux expéditions militaires. Il continuait à se consacrer à la prédication de la Parole de Dieu. Il voulait convaincre plutôt qu’imposer. Dominique voulait aussi se tenir loin des intrigues et des conflits politiques entre Français et Occitans. C’est aussi la raison pour laquelle il a refusé à trois reprises la charge d’évêque (à Béziers en 1212, à Couserans en 1214/1215, à Comminges).

En 1214, le légat du pape Pierre de Benevento nomme Dominique chef de la prédication de Prouille. C’est une première reconnaissance officielle de la part de l’Église. Désormais, Dominique s’appelle « l’humble ministre de la prédication ». Il reçoit aussi le bénéfice de la paroisse de Fanjeaux (près de Prouille) ainsi qu’un sixième des dîmes du diocèse de Toulouse, ce qui lui permet de financer sa mission. Aussi, en 1215, deux hommes se joignent à Dominique et à son projet par une sorte de contrat. L’un des deux, Pierre Seilhan, cède à Dominique sa maison à Toulouse. Dominique s’y installe avec 6 compagnons.

Avec Foulques, l’évêque de Toulouse, Dominique se rend à Rome à l’occasion du 4ième Concile du Latran (novembre 1215, le concile le plus important du Moyen Âge) pour demander au pape Innocent III la confirmation et la consolidation de ses activités missionnaires. Le pape demande à Dominique de retourner chez les frères et de choisir une règle déjà reconnue, et à Foulques de désigner une église à Dominique et sa communauté. Ainsi, le projet de Dominique deviendrait plus stable et plus indépendant de ses bienfaiteurs, l’évêque de Toulouse et le comte Simon de Montfort.

De retour de Rome, le diocèse de Toulouse remet donc à Dominique et à ses compagnons l’église de Saint Romain. Dominique et les frères choisissent immédiatement la règle de Saint Augustin et les constitutions de l’ordre de Prémontré. Ils choisissent aussi de prendre l’habit blanc et noir des chanoines d’Osma.

Le 16 juillet 1216, le pape Innocent III meurt. Après une rencontre avec le nouveau pape Honoré III, Dominique reçoit le 22 décembre 1216 une bulle qui confirme dans son état la communauté de Saint Romain. Cette bulle est très vite suivie d’autres bulles (le 19/1, le 21/1 et le 7/2/1217) qui étendent la mission de Dominique et ses compagnons et qui confirment la vocation de ceux qui sont appelés dans la bulle du 21 janvier 1217 pour la première fois « prédicateurs », ministère et désignation jusqu’à présent réservés aux évêques. Dominique reste à Rome jusqu’à Pâques.

Le jour de l’Assomption 1217, Dominique envoie la plupart de ses frères en Espagne, à Paris et à Bologne. Bien qu’un envoi en mission fasse depuis longtemps partie du projet de Dominique, celui-ci arriva très inattendu. Dominique avait notamment pressenti le retour du comte Raymond de Toulouse et la mort de son bienfaiteur à Toulouse, Simon de Montfort. La ville de Paris, avec son université, lui semblait alors être un lieu plus sûr pour y installer son ordre naissant. Dominique se rend ensuite à Rome pour informer et convaincre le pape de ce tournant. Le 11 février 1218, Dominique reçoit la première bulle de recommandation adressée aux évêques et aux prélats de l’Église entière. Le document use pour la première fois de l’expression « fratres ordinis predicatorum » (les frères de l’ordre des prédicateurs). Honoré a donné définitivement son nom à l’ordre. La bulle est copiée plusieurs fois en vue de nouvelles fondations.

À Paris, à la demande du pape Honoré III, l’université donne aux frères l’hospice de Saint Jacques où ils s’installent en août 1218. Ainsi, ils reçoivent le surnom de « Jacobins ». Puisque les frères n’observaient pas la stricte pauvreté, le début de la fondation parisienne ne fut pas tout à fait selon l’idéal de Dominique. En 1218, il y eut aussi d’autres fondations : à Limoges, à Madrid et à Ségovie.

En juillet 1219, à Paris, ils sont une trentaine de frères pour accueillir Dominique qui constate leur éloignement de la pauvreté. Au mois d’août, il arrive à Bologne où il trouve un couvent florissant. L’ordre s’épanouit, surtout dans le nord de l’Italie, avec des fondations à Florence, Bergame, Milan et Vérone. Fin août, Dominique demande au prieur de la communauté de Bologne, le frère Réginald, de rejoindre les frères à Paris afin de les convaincre de la pauvreté, nécessaire pour la fécondité de la prédication. Très vite la situation du couvent des Jacobins s’améliore.

En octobre 1219 Dominique rend de nouveau visite au Pape Honoré III à Viterbe. Ce dernier lui confie la tâche d’organiser une communauté de contemplatives à Rome. Le résultat de cet apostolat fut la création des communautés dominicaines de Saint Sixte (1219) et de Sainte Sabine (1220).

Le 20 mai 1220 s’ouvre le premier chapitre général de l’Ordre à Bologne. Dominique se soumet à l’autorité du chapitre, mais les frères lui demandent de poursuivre sa charge de maître de l’Ordre. Entre 1219 et 1221 l’ordre se répand aussi en Autriche, en Espagne, et encore dans le nord de l’Italie (Piacenza, Brescia, Venise), pays où Dominique a voyagé beaucoup pendant ces années. Le deuxième chapitre se tiendra en juin 1221, également à Bologne.

En juillet 1221, après un voyage à Venise, Dominique, épuisé de ces multiples voyages, tombe gravement malade. Il meurt le 6 août à Bologne. Le 3 juillet 1234, Dominique est canonisé par le pape Grégoire IX.

Sources : La vie de saint Dominique sur le site internet des Jacobins de Toulouse ; HELLMEIER P.D., Dominicus ontmoeten, Antwerpen/Baarn, 2017.

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